Install this theme
I wish you knew when I said two sugars that
Actually, I meant three
KN
MayB

MayB

I don’t expect anything
( Well, I’m a Liar. )

Crois-tu que j’attendrai? Que j’apprendrai à t’aimer toi, et à ne plus être amoureuse de l’Amour? 

Antoine. 

I don’t expect anything

( Well, I’m a Liar. )

Crois-tu que j’attendrai? Que j’apprendrai à t’aimer toi, et à ne plus être amoureuse de l’Amour? 

Antoine. 

Une fois qu’on aime,
Il n’y a plus de retour en arrière possible. Bien sûr, on finit par ne plus y penser, mais on n’oublie jamais vraiment ; une image, une odeur, un lieu ou une simple nuit de solitude suffisent à vous replonger dans vos reminiscences. 
Alors, simple caprice ou sentiments réels? Dix mois. 
Dix mois que je suis rentrée pour la première fois. J’en parle moins, j’y pense moins, c’est vrai. Mais tu es toujours là ; tu es partout. Ici, tous me font penser à toi et aucun ne t’égale. Et je me suis déjà mise à rêver que tu viendrais sonner à ma porte en me disant qu’après tout ce temps.. En fait, c’était moi. Que voulez-vous de moi, je ne suis qu’une ado romantique attachée à ses souvenirs d’Idéal. Mais comme l’a dit l’autre, le seul désavantage qu’offrent les rêves, c’est qu’ils sont faits pour être rêvés, non pour être vécus. Et puis, même si tu étais venu.. Ca n’aurait sans doute pour moi été que le moyen de prendre conscience que tu n’es pas mon Idéal, que tu n’étais qu’une assimilation à un Idéal. 
Mais en onze mois, il a bien fallu que je panse mon coeur de petite fille à l’aide de sparadraps factices. Une musique, une photo, quelques bribes d’espoir. Ma plus grande obsession était de savoir que tu pensais à moi comme je le faisais. Et comme je le fais. En onze mois, rares ont été les jours où je ne t’ai pas accordé la moindre pensée, et rares ont été les pensées qui ne m’ont pas pincé le Coeur. J’ai pleuré, j’ai pleuré beaucoup, mais à l’intérieur. Et je n’ai rien su dire. De toute façon, il n’y avait rien à dire. Parfois les mots manquent pour décrire exactement ses sentiments et d’autant plus lorsque ces sentiments sont flous. 
Je ne sais pas si je t’aime Robin, parce que je ne sais pas si on peut aimer quelqu’un qu’on ne connait pas, ou si peu.
Et j’espère que je ne t’aime pas, sans quoi je serais condamnée à te garder en moi jusqu’à la fin comme cette histoire inachevée, que j’aurais tant aimé commencer. 
Sait-elle que j’existe?
Mais au fond, est-ce que j’existe? 

Une fois qu’on aime,

Il n’y a plus de retour en arrière possible. Bien sûr, on finit par ne plus y penser, mais on n’oublie jamais vraiment ; une image, une odeur, un lieu ou une simple nuit de solitude suffisent à vous replonger dans vos reminiscences. 

Alors, simple caprice ou sentiments réels? Dix mois. 

Dix mois que je suis rentrée pour la première fois. J’en parle moins, j’y pense moins, c’est vrai. Mais tu es toujours là ; tu es partout. Ici, tous me font penser à toi et aucun ne t’égale. Et je me suis déjà mise à rêver que tu viendrais sonner à ma porte en me disant qu’après tout ce temps.. En fait, c’était moi. Que voulez-vous de moi, je ne suis qu’une ado romantique attachée à ses souvenirs d’Idéal. Mais comme l’a dit l’autre, le seul désavantage qu’offrent les rêves, c’est qu’ils sont faits pour être rêvés, non pour être vécus. Et puis, même si tu étais venu.. Ca n’aurait sans doute pour moi été que le moyen de prendre conscience que tu n’es pas mon Idéal, que tu n’étais qu’une assimilation à un Idéal. 

Mais en onze mois, il a bien fallu que je panse mon coeur de petite fille à l’aide de sparadraps factices. Une musique, une photo, quelques bribes d’espoir. Ma plus grande obsession était de savoir que tu pensais à moi comme je le faisais. Et comme je le fais. En onze mois, rares ont été les jours où je ne t’ai pas accordé la moindre pensée, et rares ont été les pensées qui ne m’ont pas pincé le Coeur. J’ai pleuré, j’ai pleuré beaucoup, mais à l’intérieur. Et je n’ai rien su dire. De toute façon, il n’y avait rien à dire. Parfois les mots manquent pour décrire exactement ses sentiments et d’autant plus lorsque ces sentiments sont flous. 

Je ne sais pas si je t’aime Robin, parce que je ne sais pas si on peut aimer quelqu’un qu’on ne connait pas, ou si peu.

Et j’espère que je ne t’aime pas, sans quoi je serais condamnée à te garder en moi jusqu’à la fin comme cette histoire inachevée, que j’aurais tant aimé commencer. 

Sait-elle que j’existe?

Mais au fond, est-ce que j’existe? 

And I wish I could lay down beside you

When the day is done

And wake up to your face

Against the morning sun

My dream is to fly

My dream is to fly


La vie n’a pas de bouton pause.
Avant son commencement, on vous laisse maintes fois le choix de reculer. Durant le premier parcours du combattant auquel nous fumes tous  confrontés, nous eûmes X occasions de baisser les bras, abandonner, se laisser mourir, faire demi-tour ; laisser une chance à quelqu’un d’autre. Croyez-vous que vos parents se soient déjà demandés comment aurait été leur vie si ça n’avait pas été Vous ? 
Passée cette étape, il vous reste encore quelques occasions de vous rétracter ; 
Neuf mois de réflexion intense dans le liquide amniotique! Pour ma part nous étions deux mais je n’ai malheureusement aucun souvenir ou aperçu de ce que peut être la discussion entre deux bébés au cours de leur développement. Aurions-nous mutuellement tenter de dissuader l’autre afin de se créer une place de choix dans le cocon familial? Ou bien l’une de nous s’était-elle dégonflée ? Est-ce grâce au soutien de l’autre qu’elle tint bon jusqu’au moment fatidique de l’entrée dans le Beau Monde ? Ou bien peut-être que nous ne communiquions même pas ; peut-être qu’il est impossible d’ouïr moindre mot dans le ventre de maman. 
Une fois le passage sur terre établi, il est trop tard. Une quelconque tentative d’échaper à ces cercles vicieux, à ces destins fatidiques, à cette suite logique et pourtant dérisoire, passerait, au yeux de tous, pour une lâcheté sans précédent. Sans parler de la peine qui - je l’espère du moins pour vous - frapperait vos proches. Est-ce utile de répéter que je ne suis pas d’accord? Non, attenter à ses jours n’est pas seulement une preuve de lâcheté ; bien à contraire. Croyez-vous qu’une telle décision soit facile à prendre : celle d’abandonner tout espoir d’arrangement, de compromission des choses qui vous font mal, d’oublier d’y croire ? De fermer les yeux sur les souvenirs et sur ceux à venir, sur la douleur des autres  lorsqu’ils apprendraient que leur amour n’était pas suffisant à vous tenir en vie. La déception. Non, seuls des Hommes et des Femmes courageux ont osé attenter à leurs jours. Certains rêvaient de mourir en Héros, du haut d’un toit, sous les rails d’un métro. Les mois passèrent et leur nom ne marqua plus que les noctambules déambulant dans les cimetières lorsque la température se réchauffe sous le ciel noirci. 
Il existe des manières plus nobles de mourir. 
Mourir avant cinquante ans fera de vous une légende.
Mourir après quatre-vingt ans fera de vous une délivrance. 
J’aurais aimé qu’au toucher de mes doigts, ta peau retrouve son élasticité. J’aurais voulu immortaliser tes yeux magiques. A la fois bleu ciel et d’un brun coriace. Le regard sceptique et nonchalant parfois, guilleret et bavard toujours. Je t’aurais tenu la main encore et encore pour que tu comprennes que mes regards n’étaient pas du vent. Ils auraient voulu que tu vois que ce n’est pas seulement le temps qui crée l’amour. 
Toi, non, tu ne rentrais dans aucun de mes schémas. Moi qui ai tendance à me targuer de si bien comprendre le fonctionnement des gens, le pourquoi du comment, non, toi, tu ne t’intégrais à aucune courbe. Aucune épaisseur. Toi seul savait comment être à la fois fluide et immobile ; à la fois roseau et pierre. 
Tu avais Foi en les cieux et en leurs bienfaits, alors ne t’inquiètes pas, tu as mérité ta place de choix auprès de celui que tu as célébré, que tu as aimé et chéri durant nonante deux années. 
Et quant à moi, ne t’inquiètes pas Bon-Papa.
Je te garde une place de choix parmi mes souvenirs les plus lumineux, les plus spacieux, les plus émus.

La vie n’a pas de bouton pause.

Avant son commencement, on vous laisse maintes fois le choix de reculer. Durant le premier parcours du combattant auquel nous fumes tous  confrontés, nous eûmes X occasions de baisser les bras, abandonner, se laisser mourir, faire demi-tour ; laisser une chance à quelqu’un d’autre. Croyez-vous que vos parents se soient déjà demandés comment aurait été leur vie si ça n’avait pas été Vous ? 

Passée cette étape, il vous reste encore quelques occasions de vous rétracter ; 

Neuf mois de réflexion intense dans le liquide amniotique! Pour ma part nous étions deux mais je n’ai malheureusement aucun souvenir ou aperçu de ce que peut être la discussion entre deux bébés au cours de leur développement. Aurions-nous mutuellement tenter de dissuader l’autre afin de se créer une place de choix dans le cocon familial? Ou bien l’une de nous s’était-elle dégonflée ? Est-ce grâce au soutien de l’autre qu’elle tint bon jusqu’au moment fatidique de l’entrée dans le Beau Monde ? Ou bien peut-être que nous ne communiquions même pas ; peut-être qu’il est impossible d’ouïr moindre mot dans le ventre de maman. 

Une fois le passage sur terre établi, il est trop tard. Une quelconque tentative d’échaper à ces cercles vicieux, à ces destins fatidiques, à cette suite logique et pourtant dérisoire, passerait, au yeux de tous, pour une lâcheté sans précédent. Sans parler de la peine qui - je l’espère du moins pour vous - frapperait vos proches. Est-ce utile de répéter que je ne suis pas d’accord? Non, attenter à ses jours n’est pas seulement une preuve de lâcheté ; bien à contraire. Croyez-vous qu’une telle décision soit facile à prendre : celle d’abandonner tout espoir d’arrangement, de compromission des choses qui vous font mal, d’oublier d’y croire ? De fermer les yeux sur les souvenirs et sur ceux à venir, sur la douleur des autres  lorsqu’ils apprendraient que leur amour n’était pas suffisant à vous tenir en vie. La déception. Non, seuls des Hommes et des Femmes courageux ont osé attenter à leurs jours. Certains rêvaient de mourir en Héros, du haut d’un toit, sous les rails d’un métro. Les mois passèrent et leur nom ne marqua plus que les noctambules déambulant dans les cimetières lorsque la température se réchauffe sous le ciel noirci. 

Il existe des manières plus nobles de mourir. 

Mourir avant cinquante ans fera de vous une légende.

Mourir après quatre-vingt ans fera de vous une délivrance. 

J’aurais aimé qu’au toucher de mes doigts, ta peau retrouve son élasticité. J’aurais voulu immortaliser tes yeux magiques. A la fois bleu ciel et d’un brun coriace. Le regard sceptique et nonchalant parfois, guilleret et bavard toujours. Je t’aurais tenu la main encore et encore pour que tu comprennes que mes regards n’étaient pas du vent. Ils auraient voulu que tu vois que ce n’est pas seulement le temps qui crée l’amour. 

Toi, non, tu ne rentrais dans aucun de mes schémas. Moi qui ai tendance à me targuer de si bien comprendre le fonctionnement des gens, le pourquoi du comment, non, toi, tu ne t’intégrais à aucune courbe. Aucune épaisseur. Toi seul savait comment être à la fois fluide et immobile ; à la fois roseau et pierre. 

Tu avais Foi en les cieux et en leurs bienfaits, alors ne t’inquiètes pas, tu as mérité ta place de choix auprès de celui que tu as célébré, que tu as aimé et chéri durant nonante deux années. 

Et quant à moi, ne t’inquiètes pas Bon-Papa.

Je te garde une place de choix parmi mes souvenirs les plus lumineux, les plus spacieux, les plus émus.